Finance et marketing
Publié le 20 Juin 2021 à 13h28 - 2687 hits

Inégalités de richesse et dynamique du marché du logement

Le projet étudie comment les politiques de protection sociale fondées sur les actifs, la volatilité du marché résidentiel, l'accumulation stratifiée et la vulnérabilité affectent la géographie des inégalités sur les marchés immobiliers auprès des rentier. Depuis les années 1990, les prix des logements ont augmenté plus rapidement que les revenus des acheteurs, devenant un moteur de polarisation sociale et de vulnérabilité des ménages. Nous étudions les liens entre les inégalités socio-spatiales, la capitalisation des actifs, l'instabilité et la vulnérabilité sur les marchés du logement résidentiel

Une étude empirique des facteurs de renforcement des inégalités, conceptualisés comme une rétroaction entre les prix, les types de marchés et les régimes de financement du logement.

Nous étudions dans quelle mesure les inégalités sociales contemporaines sont façonnées par la relation avec les marchés du logement stratifiés spatialement. Nous émettons l'hypothèse que les flux d'investissements immobiliers et de production de logements résidentiels reposent sur l'intensification de la stratification financière des inégalités urbaines à l'échelle du quartier. Cette stratification socio-spatiale complexe est ce que nous appelons un régime de financement du logement (HFR), ou un système d'incitations nationales et locales à l'accès au crédit associé à la variabilité spatiale des revenus et des prix des logements. En utilisant des ensembles de données désagrégées sur les transactions immobilières, des enquêtes auprès des ménages et des informations sur la mobilité résidentielle des propriétaires, nous proposons d'analyser les trajectoires économiques spatiales et financières des ménages par rapport à la dynamique des prix des logements dans trois villes françaises (Paris, Lyon, Avignon). Ce projet permet de mieux comprendre comment les régimes de financement du logement (HFR) se jouent « sur le terrain » à la fois en liant la dynamique financière des marchés résidentiels à la production d'inégalités socio-spatiales au niveau local, et – à son tour – comment la circonstances collectives, les acheteurs individuels ont un impact sur le marché au sens large.